Les Fintech: mais de quoi s'agit-il?

Grâce au Web et aux nouvelles technologies numériques (et notamment l’essor du big data), les startups actives dans le secteur des  FinTech  non  seulement   distribuent des produits bancaires classiques ou les comparent, mais elles permettent également de générer une expérience client très simple. Comment ? Grâce au « big data » (exploitation des données numériques très fines) qui permet d’avoir une connaissance individuelle de chaque internaute, de connaître ses goûts, ses usages et ses centres d’intérêt en se basant sur son comportement en ligne. Cela permet d’offrir au client des services simples, n’importe où, n’importe quand  et sur n’importe quel support informatique (anytime, any device and anywhere). Ce que l’on   appelle  dans  le  jargon  du  secteur  la « personnalisation industrialisée ».

 

Bien entendu, les banques et assureurs traditionnels n’ont pas attendu les FinTech pour s’intéresser, eux aussi, aux possibilités offertes par le big data. Aujourd’hui, sur ce créneau porteur, trois concurrents se livrent une bataille féroce : les banques et assureurs traditionnels, les nouveaux entrants que sont les FinTech et les GAFA (acronyme de Google, Apple, Facebook, Amazon). Les plus avancés dans le domaine sont incontestablement les GAFA. La raison ? Ils collectent des milliards de données depuis des années déjà, et leur trésorerie est tellement abondante qu’ils peuvent s’offrir toutes les FinTech de la planète.

Le danger pour le secteur financier traditionnel serait que, profitant de leur force de frappe financière, ainsi que du fait de disposer déjà de services de paiement, ces GAFA décident un jour d’utiliser les données à leur disposition pour proposer des gammes de  services  financiers  plus  personnalisés et plus étendus que ceux disponibles aujourd’hui  sur le marché.

 

En réponse à ce danger, les banquiers/ assureurs traditionnels ont opté en majorité pour la coopération avec les FinTech. Les dirigeants des FinTech ont compris que l’avenir est à la collaboration avec les établissements traditionnels. Et cela pour plusieurs raisons : les études et sondages montrent que les FinTech ont un déficit de crédibilité et de confiance par rapport aux acteurs traditionnels de la finance. En se tournant vers ces acteurs classiques, les FinTech se dotent ainsi de la crédibilité, de la visibilité et de l’accès au marché nécessaires à leur développement. En contrepartie, les acteurs de la finance traditionnelle sont ravis de ce nouveau partenariat, car le savoir-  faire innovant de ces startups est primordial pour répondre aux nouvelles attentes du public. Grâce à cette alliance un peu contre nature, le client est à nouveau au cœur des enjeux commerciaux. Le secteur traditionnel a compris ce que disait Bill Gates, il y a quelques années, « We need banking, not bankers ». En d’autres  termes,  la  finance de demain doit répondre à un besoin et non être un moyen. D’autres secteurs l’ont déjà intégré  dans leur stratégie.

 

La raison d’être d’Airbnb ? Répondre au besoin de logement. L’hôtellerie n’est qu’un moyen parmi d’autres et est déjà  désintermédiée par Booking ou Airbnb.

 

La raison d’être d’Uber ou de BlaBlaCar  ? Le besoin de mobilité ! La voiture n’est plus qu’un moyen et l’usage va l’emporter sur la possession, surtout auprès des générations  Y ou Z. Les constructeurs automobiles l’ont aussi compris et se positionnent davantage comme fournisseurs de mobilité. Last but not least, dans leur bataille avec les FinTech, les banques traditionnelles appliquent aussi à la lettre l’adage américain, « If you can’t beat them, join them ». Rien que pour le marché américain, une étude de Goldman Sachs a évalué à 11 milliards de dollars le montant des revenus des banques traditionnelles impactés par les FinTech. Donc, plutôt que de regarder ce manque à gagner s’élargir au fil du temps, la politique de coopération ou de rachat a aujourd’hui pris le dessus sur la confrontation. Pour sa part, Thierry Smets, le CEO de Puilaetco Dewaay, suit ce mouvement avec intérêt, et comme il l’a indiqué à La Libre Belgique : « ma vision pour Puilaetco Dewaay à 3 ou 5 ans est celle d’une banque qui aura grandi, qui utilisera de  nouveaux  outils ayant fait  leurs  preuves,  qui  permettront aux banquiers privés d’offrir de nouveaux services encore plus performants et toujours plus adaptés aux besoins des clients. Plus que jamais, Puilaetco Dewaay privilégie un service très pointu et très personnalisé sur base d’une relation de confiance établie avec le client et à l’aide d’outils informatiques innovants, dans lerespect de nos valeurs et de notre slogan “Innovation through tradition”. » Restez donc branchés : les FinTech ne sont pas loin…

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