Les Bourses sont-elles victimes d’un excès de pessimisme ?

Ces risques sont connus : Brexit, tensions entre l’Italie et la commission européenne, grogne sociale en France, guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, resserrement de la politique monétaire, recul de la liquidité, endettement des entreprises, etc.

Mais justement, ces risques seraient surestimés selon Patrick Artus. Un exemple ? L’éventuel risque de sortie de l’Italie de la zone euro n’est pas plausible selon lui, du fait justement de la taille énorme des dettes extérieures brutes en euros.

De plus, si les dangers sont là, les facteurs de soutien à l’activité sont aujourd’hui sous-estimés par les investisseurs. Et parmi ces facteurs de soutien, on peut épingler la faiblesse des taux d’intérêt malgré le resserrement monétaire, les politiques budgétaires expansionnistes, l’absence d’inflation, la hausse de la profitabilité des entreprises et la solidité de leur situation financière.

Si Patrick Artus estime donc qu’il y aura un ralentissement cyclique, il s’attend à un scénario de « soft landing » (atterrissage en douceur) et non pas à une récession.

Contactez-nous