Visiter la Maison Van Wassenhove, c’est un peu faire une retraite qui invite à l’introspection

Visiter la Maison Van Wassenhove, c’est un peu faire une retraite qui invite à l’introspection

En novembre prochain, l’artiste slovène Meta Drčar effectuera une résidence d’un mois dans la célèbre Maison Van Wassenhove, à Sint-Martens-Latem.

Cette résidence bénéficie du soutien de Puilaetco, du courtier spécialisé en art Eeckman, de la galerie Axel Vervoordt et du Museum Dhondt-Dhaenens (MDD) afin de soutenir la création dans le domaine de l’art contemporain.

Eric Hemeleers, CEO de Eeckman Art & Insurance, nous explique les enjeux de cette résidence d’artiste dans un cadre aussi époustouflant qu’insolite.


Eric Hemeleers, CEO de Eeckman Art & Insurance
© Eeckman Art & Insurance

 

Visiter la Maison Van Wassenhove, c’est un peu faire une retraite qui invite à l’introspection

Que représente pour vous le partenariat avec le MDD ? Qu’y a-t-il de si particulier dans le travail du MDD qui vous attire à ce point ?

Eric Hemeleers, CEO de Eeckman Art & Insurance : « Eeckman soutient depuis de nombreuses années le MDD. L’objectif principal lors de la création du musée était de rendre accessible au public la collection privée de Monsieur et Madame Jules Dhondt-Dhaenens. Eeckman a quant à elle dans son ADN, une volonté de soutenir la création artistique, les artistes et le monde de l’art en général, et ce dès le lancement de l’entreprise par Léon Eeckman qui fondera le groupe Nervia dont il  fut le secrétaire général.

Depuis les années 2000, le MDD porte une attention permanente à agir dans la modernité. L’arrivée  d’Antony Hudek et les travaux actuels en vue d’un raffraichissement des installations en sont de nouvelles preuves. Il n’empêche que l’équipe et le conseil d’administration ont continué, malgré la période de travaux, de dynamiser les projets. Eeckman se retrouve parfaitement dans ce mélange de tradition et de modernité. Nous nous réjouissons de l’ouverture prochaine du MDD et de découvrir la nouvelle programmation. »

La Maison Van Wassenhove est un lieu singulier en Belgique. Comment décririez-vous vos sensations lorsque vous l’avez visitée pour la première fois ?

E.H. : « En quelques mots ? Authenticité, simplicité des formes géométriques, béton et singularité. Y aller c’est un peu faire une retraite qui invite à l’introspection car l’expérience est unique. Il y a cet isolement, l’osmose avec la nature. Quand la lumière vous touche, c’est presque sacralisé. En regard de la période que nous venons de traverser, ce sont des situations et des moments que l’on doit prendre le temps de pouvoir apprécier. » 

Pourquoi vous associer à un projet de résidence d’artiste dans la Maison Van Wassenhove ?

E.H. : « Il tient à cœur à Eeckman de soutenir la jeune création, c’est d’ailleurs une des sources principales qui nous guide dans nos engagements en termes de sponsoring ou de mécénat. Nous soutenons le dessin au travers l’Eeckman Art Prize, durant le salon de Art on Paper, nous n’avions pas encore de projet  lié à l’architecture. Une maison telle que la maison Van Wassenhove est une véritable création. Soutenir un artiste émergent en lui offrant l’hébergement et les sources d’inspiration que propose cette maison, était comme une évidence. »

Le choix de la lauréate Meta Drcar laisse entrevoir un énorme potentiel, étant donné qu’il s’agit d’une artiste qui essaie de créer une interaction avec le lieu où elle installe ses œuvres. Qu’en attendez-vous exactement ?

E.H. : « Sans être totalement novatrice sur le principe (interaction d’une œuvre dans un lieu), l’approche de Meta Drcar est particulièrement alignée avec son temps et la période qu’elle traverse. Nous attendons donc que comme par le passé, l’artiste par ses créations nous offre des pistes et des voies de réflexion qui nous permettront de mieux appréhender les futurs enjeux qui nous attendent. Et ces derniers ne sont pas tant économiques ou politiques mais bien réellement philsophiques. »

Quel regard portez-vous sur le milieu de l’art contemporain en Belgique ? En tant que courtiers spécialisés en art, comment pouvez-vous stimuler la création et la diffusion des artistes en Belgique et à l’étranger ?

E.H. : « Nous sommes extrêmement bien servis en matière d’art en général en Belgique, mais aussi au niveau de l’art contemporain. La Belgique bénéficie tout d’abord d’un enseignement de qualité dans le domaine artistique. Il y a un bien-être réel ressenti par les étrangers venus y vivre. Nous avons un magnifique panel de galeries contemporaines mais aussi des manifestations et foires qui ne cessent d’évoluer. Les équipes d’Eeckman trouvent leur épanouissement dans l’accompagnement de projets et/ou de créations émergeantes sans cesse renouvelés. Ils nous obligent à nous remettre en cause en permanence et à nous améliorer pour « coller » au mieux aux souhaits de entrepreneurs culturels ou artistiques. Cette dimension et nos choix de mécénat ont aujourd’hui amené l’entreprise à considérer son approche dans une vraie perspective RSE (Responsabilité Sociétale d’Entreprise) que nous avons décidé d’articuler autour des objectifs de développements durables définis par l’ONU. 

De par notre métier, nous avons le plaisir d’être en contact avec tous les acteurs culturels et tentons par le biais de notre politique de communication et de mécénat, de tisser des liens entre ces différents acteurs.

Si le soutien financier est important, il devient marginal lors de la création et de la mise en évidence de synergies que nous développons dans notre communication, que ce soit lors de l’organisation de dîners exclusifs, la mise en place d’un prix, la rédaction d’articles dans notre newsletter, des exemples parmi d’autres. »

Plus d’infos : 

La galerie Axel Vervoordt

Eeckman Art & Insurance

Le Museum Dhondt-Dhaenens

Meta Drčar