Fin d’année fébrile sur les marchés

Le monde d’avant bénéficiait de vents porteurs : croissance mondiale synchrone, taux d’intérêt au plancher, prix de l’or noir faible et banques centrales en soutien. Les économistes disaient que les planètes étaient alignées.

Hélas, ce n’est plus le cas aujourd’hui : la croissance ralentit et n’est plus synchrone, les taux ont augmenté aux États- Unis et les banques centrales souhaitent – lorsque ce n’est pas déjà fait – retirer les béquilles monétaires à l’économie réelle. Et quant au climat des affaires, il est délétère en raison de la guerre commerciale entamée par Donald Trump à l’égard du monde entier et en particulier de la Chine. 

À cela s’ajoute la crainte d’une inversion de la courbe des taux aux États-Unis. En clair, c’est une situation dans laquelle, il est plus intéressant d’emprunter à court terme qu’à long terme. L’histoire a montré que cette inversion de la courbe des rendements est souvent un signal avant-coureur d’une récession.

Et quant au risque politique, il est plus que jamais aussi présent en Europe : lorsque ce ne sont pas les gilets jaunes qui manifestent en France, c’est la Grande-Bretagne qui fait peur avec son Brexit désordonné ou l’Italie avec son bras de fer avec la Commission européennes.

La morosité domine donc en ce moment les marchés et elle se traduit par des sorties de capitaux du côté des investisseurs anglo-saxons. Mais là encore, il faut se garder de sombrer dans le pessimisme. Ne serait-ce que parce que le marché a parfois tendance à sanctionner trop vite toute mauvaise nouvelle, ce qui offre aussi des opportunités d’achat dans certains cas. Mais comme toujours en période d’incertitude, le mieux est d’en parler avec votre banquier privé : son rôle premier est de vous aider quand la visibilité s’estompe.

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