1. Candice, peux-tu nous rappeler quel était ton rôle lors de cet événement incontournable dans le monde des Ressources Humaines et du Management en Belgique ? 

En tant que co-présidente de la HTAG Summer Academy 2026 et aux côtés de Christophe Lo Giudice, François Pichault et Frédéric Nadenoen, j’ai contribué à définir le fil conducteur de cette édition, à mettre en perspective les grandes thématiques abordées et à animer plusieurs panels et débats. J’ai également eu le privilège de participer à la synthèse des réflexions partagées tout au long du campus, avec l’ambition de faire émerger des enseignements concrets et inspirants. Au-delà des contenus, il s’agissait surtout de créer les conditions propices à des échanges authentiques entre professionnels RH, dirigeants et experts confrontés aux mêmes défis de transformation. 

2. Quels étaient les autres intervenants qui ont aussi contribué à cet événement ? 

La réussite de cette édition est avant tout le fruit d’une dynamique collective. Je pense naturellement à mon co-président François Pichault, professeur à l’Université de Liège, à Frédéric Nadenoen (Chargé de cours, Chercheur & Consultant Senior chez LENTIC - HEC - Université de Liège) ainsi qu’à toute l’équipe HTAG, dont l’engagement, la rigueur et l’énergie ont été déterminants dans l’organisation et l’animation de ces trois journées. Je pense également à l’ensemble des experts, intervenants et facilitateurs d’ateliers qui, de par la variété de leurs profils et des secteurs d’activité qu’ils représentent, ont apporté une remarquable diversité de regards, permettant de croiser expériences de terrain, perspectives académiques et visions d’avenir. Mais les véritables co-constructeurs de l’événement ont aussi été les participants eux-mêmes. Par la qualité de leurs questions, la richesse de leurs réflexions et leur implication constante, ils ont transformé chaque session en un véritable espace de dialogue, d’apprentissage et d’intelligence collective.

3. Ton implication a été double pendant cette édition : soirée VIP, suivie de deux jours de campus. Peux-tu nous en dire davantage ? 

La soirée VIP a constitué un moment privilégié pour ouvrir les échanges dans un cadre plus intime et réflexif. Aux côtés de Ludivine Pilate, Country CEO de Puilaetco, nous avons partagé notre expérience d’une collaboration fondée sur la confiance, la transparence et la complémentarité, en écho aux réflexions que nous avions déjà développées cette année autour de l’importance de la flexibilité et de l’authenticité dans les périodes de transformation. Les deux journées de campus, que nous avons animées avec Christophe Lo Giudice, François Pichault et Frédéric Nadenoen, ont ensuite permis d’approfondir ces réflexions dans un format beaucoup plus immersif, alternant conférences inspirantes, débats, ateliers et moments de partage d’expériences. Cette articulation entre témoignages vécus et intelligence collective a largement contribué, selon moi, à la richesse et à la pertinence de cette édition. 

4. Rappelle-nous quelles thématiques ont été abordées pendant ce campus estival ? 

Cette édition s’est articulée autour du concept de « polycrise » et de ses implications pour l’avenir du travail et des organisations. Nous avons exploré plusieurs enjeux majeurs : le leadership dans un environnement marqué par l’incertitude permanente, la capacité des organisations à se transformer durablement, l’impact de l’intelligence artificielle sur nos métiers, la valeur de la vulnérabilité comme levier de leadership, ainsi que le développement des compétences indispensables pour évoluer dans un monde de plus en plus complexe. Un fil rouge traversait l’ensemble des interventions : comment renforcer la résilience individuelle et collective face à des crises simultanées qui redéfinissent en profondeur nos modèles organisationnels.

5. Quels ont été tes plus grands apprentissages à l’issue de cet événement ? 

L’un des enseignements les plus marquants concerne le rôle essentiel que jouent les employeurs et les directions RH dans la création de repères, de stabilité et de sens dans un contexte où l’incertitude et l’anxiété tendent à devenir permanentes. Les organisations qui réussiront demain seront celles capables de conjuguer performance, agilité et humanité, sans considérer ces dimensions comme contradictoires. Elles devront également créer les conditions permettant d’accueillir davantage d’authenticité et de vulnérabilité au sein des équipes. J’ai également été frappée par la prise de conscience croissante de l’importance d’intégrer pleinement la fonction RH au cœur des instances de décision. Les enjeux humains ne peuvent plus être traités en aval des transformations ; ils doivent être intégrés dès leur conception afin de maximiser leur impact et leur succès.

6. Une rencontre ou une intervention t’a-t-elle particulièrement marquée ? 

S’il fallait citer un coup de cœur, je retiendrais l’intervention de Tanguy Chatel consacrée à la vulnérabilité comme force de transformation. Ce sujet résonne particulièrement avec mes réflexions actuelles et avec plusieurs initiatives que nous développons chez Puilaetco. Son intervention a mis des mots sur des intuitions émergentes et a démontré avec beaucoup de justesse que la vulnérabilité, loin d’être une faiblesse, constitue souvent une source puissante d’apprentissage, d’innovation, de confiance et de nouvelles perspectives. J’ai également énormément apprécié les échanges plus informels avec François Pichault avant nos sessions de synthèse. Confronter son regard académique à mon approche davantage ancrée dans la pratique organisationnelle a nourri des discussions particulièrement stimulantes et enrichissantes, qui nous ont permis de construire des conclusions à la fois pertinentes, nuancées et, on l’espère, utiles pour les participants. 

7. Si tu ne devais citer qu’un seul défi stratégique pour les organisations belges, lequel serait-il ? 

Si je ne devais en retenir qu’un, ce serait la capacité à créer des environnements dans lesquels chacun peut pleinement exprimer son potentiel sans devoir renoncer à son authenticité ou compromettre son bien-être, tout en contribuant à l’efficience de l’entreprise. Les organisations les plus performantes demain seront celles qui parviendront à concilier impact économique, contribution sociétale et développement humain. Pour y parvenir, elles devront investir dans les compétences qui feront la différence : l’apprentissage continu, la capacité d’adaptation, l’écoute active, la qualité de la communication et la pensée stratégique dans des environnements complexes et mouvants. 

8. Si tu devais résumer l’événement en une seule phrase ? 

Face aux polycrises, ce ne sont ni les certitudes ni les solutions toutes faites qui feront la différence, mais notre capacité collective à apprendre, collaborer et nous réinventer en permanence. 

9. C’est l’heure des remerciements… 

Je voudrais adresser un immense merci à toute l’équipe HTAG pour sa confiance, son professionnalisme et son engagement remarquable. Merci également à l’ensemble des intervenants pour la qualité de leurs contributions, leur générosité intellectuelle et l’authenticité de leurs partages, ainsi qu’à tous les participants pour leur curiosité, leur ouverture d’esprit et leur participation active tout au long du campus. Cette expérience rappelle qu’une communauté RH peut être bien plus qu’un réseau professionnel : elle peut devenir un véritable collectif d’apprentissage, capable de faire progresser les idées, les pratiques et les organisations. J’ai eu l’immense plaisir de faire cette expérience à vos côtés et j’en ressors résolument enrichie et inspirée. 

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