Les tensions avec l'Iran ne devraient pas changer la donne

Market Updates

L'essentiel en 30 secondes

  • Les frappes américaines de la semaine dernière en Iran ont provoqué une certaine volatilité sur les marchés, mais les données sur l’inflation et les signaux émis par les banques centrales restent les principaux facteurs déterminants pour les taux d’intérêt, les marchés et le positionnement des portefeuilles.

  • Nous avons récemment réduit notre exposition aux actions, afin de sécuriser nos gains tout en conservant une large diversification des portefeuilles.

  • Les cours du pétrole ont brièvement flambé en raison des tensions entre les États-Unis et l’Iran, mais ils sont ensuite retombés, réduisant ainsi le risque d’un choc inflationniste durable.

  • Malgré cela, les rendements obligataires ont augmenté en raison des craintes d’une hausse de l’inflation, tandis que les actions sont restées stables après leurs gains antérieurs. 

Conflit entre les États-Unis et l’Iran 

Les tensions géopolitiques persistent, mais la diplomatie reste au centre des préoccupations
 

Les flambées de tensions géopolitiques continuent de générer des périodes de volatilité. En réponse, nous avons légèrement réduit notre exposition aux actions tout en maintenant une large diversification au sein des portefeuilles. Vous trouverez plus de détails sur les récentes modifications apportées aux portefeuilles dans notre dernier numéro de Counterpoint 

Les frappes américaines de la semaine dernière en Iran, à la suite d’attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz, ont brièvement fait passer le prix du Brent de légèrement plus de 70 dollars à 80 dollars le baril. Les prix se sont quelque peu détendus peu après que l’administration américaine a confirmé que les pourparlers diplomatiques avec l’Iran se poursuivraient, ce qui suggère que le marché ne s’attend pas à une perturbation durable de l’approvisionnement. Cependant, à la suite de nouvelles attaques survenues ce week-end, le Brent se rapproche à nouveau des 80 dollars au moment où nous écrivons ces lignes. 

La maîtrise de l’inflation reste une priorité politique majeure aux États-Unis à l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre. Une hausse soutenue des cours du pétrole pourrait accentuer les pressions inflationnistes et compliquer le contexte politique pour Donald Trump. Si de nouvelles tensions au Moyen-Orient peuvent déclencher une volatilité à court terme sur les marchés de l’énergie, nous ne prévoyons pas que les cours du pétrole progressent durablement vers les 100 dollars le baril, voire au-delà. 

Malgré les fluctuations du marché pétrolier, les actions mondiales sont restées globalement stables, voire en légère hausse ce mois-ci, conservant ainsi leurs solides gains enregistrés au premier semestre. Sur les marchés obligataires, le regain d’inquiétudes liées à l’inflation a poussé les rendements des obligations d’État à 10 ans au-dessus de 3 % en Allemagne et au-dessus de 4,5 % aux États-Unis.


Inflation

Les données américaines sous les projecteurs 

La publication demain des chiffres de l’inflation américaine devrait permettre de mieux déterminer si la hausse de mai, portée par les prix de l’énergie, qui avait atteint 4,2 %, a commencé à s’atténuer. Suite à la baisse plus marquée que prévu de l’inflation européenne, un chiffre inférieur à 4 % semble plausible. 

La Réserve fédérale américaine (Fed) suivra de près ces données avant sa réunion du 29 juillet. Le compte-rendu de la précédente réunion suggère que les décideurs politiques restent ouverts à l’idée de maintenir les taux d’intérêt inchangés ou de les abaisser si l’inflation continue de modérer. Toutefois, une nouvelle hausse de l’inflation pourrait entraîner des hausses de taux. 

Nous continuons de penser qu’il est possible que la Fed procède à une hausse des taux d’intérêt dans le courant de l’année. En revanche, nous estimons que la Banque centrale européenne (BCE) maintiendra ses taux inchangés cette année, y compris lors de sa réunion de juillet, l’inflation dans la zone euro étant tombée à 2,8 % en juin, ce qui réduit l’urgence de prendre de nouvelles mesures. 

Les chiffres de l’inflation chinoise pour le mois de juin méritent également notre attention. Les prix à la consommation ont reculé à 1 % en glissement annuel, tandis que les prix à la production ont progressé de 4,1 %, reflétant en partie une demande plus forte liée à l’intelligence artificielle. Cela pourrait signifier que les prix mondiaux des biens commencent à augmenter, alors que le secteur manufacturier chinois poursuit sa modeste reprise.

 

Cette semaine

La saison des résultats occupe le devant de la scène 

La saison des résultats du deuxième trimestre débute mardi. Les analystes prévoient une croissance des bénéfices d’environ 22 % en glissement annuel pour les entreprises américaines et de 11 % en Europe. Bien que cela laisse place à des surprises au niveau des entreprises, la croissance globale des bénéfices devrait rester globalement positive, en particulier aux États-Unis. 

Les réactions des cours boursiers pourraient être plus marquées lorsque les résultats seront inférieurs ou supérieurs aux attentes, même si nous ne voyons à ce stade aucun signe clair d’une détérioration généralisée de la tendance des bénéfices. 

Sur le plan économique, les données sur les prix à la production aux États-Unis devraient apporter un éclairage supplémentaire sur la dynamique de l’inflation et refléter la récente baisse des prix de l’énergie. Les ventes au détail et l’indice de confiance des consommateurs de l’université du Michigan pourraient également montrer des signes d’une légère amélioration. 

En Chine, la croissance du PIB au deuxième trimestre devrait ralentir, passant de 5 % au premier trimestre à environ 4,5 %. Les données d’activité du mois de juin pourraient continuer à faire état d’une production industrielle résiliente, tirée par les exportations, parallèlement à une consommation intérieure plus faible.

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