Chose promise, chose due...

Et on est toujours sans nouvelles de la réduction fiscale ou des travaux d'infrastructure. Pourtant, il fut une époque où ils faisaient grand bruit. Le déficit considérable auquel les caisses de l'État américain sont confrontées n'y est probablement pas étranger. Dans l'intervalle, les prévisions de relèvement des taux en Amérique sont relativement vite allées bon train. La Réserve fédérale, qui a clairement annoncé qu'il aurait lieu en mars, a tenu parole. Notons toutefois la douceur de ton particulière qui accompagnait le message. Les prévisions de taux n'ont pas été revues à la hausse pour 2017 et 2018 et rien n'indique que la Banque centrale freinera des quatre fers pour endiguer l'inflation. Ces différents éléments étant déjà intégrés dans la courbe des taux, les marchés obligataires n'ont pas baissé mais augmenté après la hausse des taux. Autrement dit, les marchés ont été soulagés. Et vu que la peur de la hausse des taux s'est quelque peu dissipée et que les mesures de Trump se font attendre, c'est le dollar qui a fait les frais des promesses non tenues.

Les obligations et les actions des marchés émergents ont en revanche profité de l'aubaine. Si le dollar ne devait pas réellement se redresser par rapport aux devises des marchés émergents, les investisseurs y verraient l'occasion d'augmenter les rendements desdites obligations et actions. Par ailleurs, un dollar plus faible devrait également profiter aux matières premières et surtout à l'or, qui a effectivement vu son prix augmenter depuis le relèvement des taux par la Fed. Le prix du baril de pétrole brut a quant à lui essuyé de lourds revers. Les incertitudes quant à des réserves pétrolières américaines toujours plus importantes, la hausse de la production de pétrole de schiste ainsi que le risque que l'OPEP ne respecte pas sa promesse de réduire la production, ont poussé les spéculateurs vers la sortie.

Dans l'intervalle, la plupart des enquêtes révèlent des investisseurs toujours très prudents à l'égard des marchés des actions et soucieux de conserver énormément de liquidités, et ce alors que les obligations au sens large n'apportent guère de répit. Ceci explique également d'emblée pourquoi les rares corrections boursières ont si souvent été considérées comme des opportunités d'achat, et ce bien que les marchés des actions ne soient pas vraiment qualifiés de bon marché. Heureusement, l'évolution des bénéfices des entreprises s'est considérablement améliorée. Certains chefs d'entreprises osent promettre une hausse des bénéfices, ce qui améliore la confiance.

Une fois de plus, chose promise, chose due...

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